Religion

16.717.000Population

752.618 Km2Superficie

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Le cadre juridique de la liberté religieuse et son application effective

Le préambule de la Constitution dispose qua la Zambie est une nation chrétienne qui respecte la liberté de conscience et de  celle de ses citoyens. L’article 19 de la Constitution de Zambie consacre la liberté de religion, ce qui inclut le droit de changer de religion, d’exprimer publiquement sa foi et de propager sa religion.[1]

Les groupes religieux sont tenus de s’inscrire au registre des associations. Les Églises peuvent demander une exemption fiscale, selon la règle en vigueur pour les organisations à but non lucratif.

La loi garantit aux citoyens la liberté de se convertir à la religion de leur choix et aux Églises d’évangéliser ouvertement, de construire des lieux de culte, de mener des travaux de pastorale et de catéchèse et de collecter des fonds à l’intérieur du pays et à l’étranger. Aucun cas de discrimination religieuse délibérée lors d’un recrutement professionnel n’a été signalé.

La Zambie compte une petite communauté musulmane, dont les membres se concentrent principalement à Lusaka (la capitale), dans la province orientale et de celle du Copperbelt. Généralement originaires de l’Asie du sud, de Somalie et du Proche-Orient, ils ont acquis la citoyenneté zambienne. La communauté bahaïe se compose d’environ 6000 personnes, situées principalement dans les provinces du Nord-Ouest et du Sud. On dénombre environ 10 000 hindous, principalement d’origine sud-asiatique.[2]

 

 

Incidents

Au cours de la période faisant l’objet du présent rapport (2016-2018), la tolérance religieuse et la coopération interconfessionnelle ont semblé généralement correctes. Les chefs des mouvements œcuméniques – dont la Conférence zambienne des évêques catholiques, le Conseil chrétien et la Communauté évangélique de Zambie – ont tenu des réunions régulières pour promouvoir la compréhension mutuelle. Des groupes de femmes, tels que le Réseau interconfessionnel des Zambiennes, ont rassemblé des musulmanes et des chrétiennes, et ont travaillé à des objectifs communs, en particulier la liberté du culte et la réduction des tensions interconfessionnelles.

Dans certains cas, les musulmans se sont plaints d’attaques verbales de la part de certains membres du clergé chrétiens qui ont traité les communautés islamiques de Zambie de « sataniques ». Le pasteur Nevers, fondateur des Mumba Victory Ministries, aurait dit que les musulmans ont une stratégie bien planifiée pour infiltrer la Zambie et le reste de l’Afrique australe. Le pasteur, qui est aussi un leader de l’opposition politique, a publiquement accusé à maintes reprises les musulmans de planifier l’invasion des nations.[3] Les musulmans se sont plaints à plusieurs reprises de ce qu’ils considèrent comme du harcèlement policier.

Perspectives pour la liberté religieuse

La Zambie a toujours respecté le droit à la liberté religieuse et continuera certainement de le faire. Les incidents signalés semblent être soit des cas d’intolérance isolés, soit liés à des questions d’immigration.

Notes de fin de texte / Sources

[1] Zambia’s Constitution of 1991 with Amendments through 2009, constituteproject.org, https://www.constituteproject.org/constitution/Zambia_2009.pdf?lang=en

[2] Bureau of Democracy, Human Rights, and Labor, (Zambia’, Report on International Religious Freedom for 2016, U.S. Department of State, https://www.state.gov/j/drl/rls/irf/religiousfreedom/index.htm#wrapper

[3] ‘Pastor Nevers Mumba says Islam plans to ‘invade’ Zambia’, Lusaka Times, 5 octobre 2017, https://www.lusakatimes.com/2017/10/05/pastor-nevers-mumba-says-islam-plans-invade-zambia/

 

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